Selon le Khaleej Times (12 août 2026), Burj Khalifa, Jumeirah Beach Residence et Town Square ont enregistré les plus fortes baisses annuelles de prix d'appartements à Dubaï en juillet 2026.
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Le marché résidentiel de Dubaï se fragmente. Le 12 août 2026, le quotidien émirati Khaleej Times, s'appuyant sur l'indice de juillet 2026 du cabinet d'évaluation ValuStrat, a rapporté que trois communautés d'appartements réputées ont mené la correction annuelle des prix : Burj Khalifa (-19 % sur un an), Jumeirah Beach Residence (JBR, -15,1 %) et Town Square (-8,4 %). Sur le mois, la valeur des appartements a reculé de 0,2 %, portant le segment 4,2 % sous son niveau de juillet 2025. Une correction ciblée, qui ouvre des fenêtres de négociation pour l'acheteur préparé.
L'essentiel
- Burj Khalifa a enregistré la plus forte baisse annuelle des prix d'appartements à Dubaï en juillet 2026, à -19 % sur un an (indice ValuStrat rapporté par le Khaleej Times, 12 août 2026).
- Jumeirah Beach Residence a reculé de 15,1 % et Town Square de 8,4 % sur un an en juillet 2026.
- Sur l'ensemble du segment, les prix des appartements ont baissé de 0,2 % sur un mois et de 4,2 % sur un an en juillet 2026, tandis que l'indice des villas est resté stable.
- Les ventes de biens livrés (ready) ont progressé de 11,4 % sur un mois, mais l'off-plan représentait encore 72,8 % des transactions.
- Dubaï a livré 24 800 logements au premier semestre 2026, avec 32 000 unités supplémentaires attendues au second semestre.
Une correction communautaire, pas un repli général du marché
La donnée marquante de juillet 2026 n'est pas la baisse en soi, mais son caractère très localisé. Pendant que Burj Khalifa cédait 19 % sur un an, d'autres communautés progressaient : l'écart entre les meilleures et les pires performances dépasse trente points à l'intérieur d'une même ville, sur un seul mois de données. Autrement dit, il n'existe pas un « prix de Dubaï » mais des dizaines de micro-marchés qui évoluent chacun selon leur exposition à la revente d'off-plan, à leur profil de locataires et à leur pipeline de livraisons.
Les trois communautés en tête de la baisse partagent un point commun : une forte présence de biens détenus par des investisseurs, plus sensibles aux arbitrages que les quartiers de résidence principale. À l'inverse, l'indice des villas est resté stable sur un an, confirmant la scission entre un segment appartement en respiration et un segment maison individuelle plus tendu. Pour comprendre comment ces logiques de quartier se traduisent en prix et en rendement, notre guide Investir à Dubaï pose les repères par communauté.
Le pipeline de livraisons, moteur du pouvoir de négociation
La correction s'explique en grande partie par l'offre. Dubaï a livré 24 800 logements au premier semestre 2026 et en attend 32 000 au second semestre, soit un flux d'unités neuves qui pèse sur les valeurs de revente dans les communautés les plus construites. Quand un acheteur peut choisir entre un bien de revente et une unité neuve livrée dans le même quartier, le vendeur du secondaire perd du levier — d'où les décotes observées.

Cette abondance profite à l'acheteur méthodique. La hausse de 11,4 % sur un mois des transactions sur biens livrés montre qu'une partie de la demande se reporte vers le concret et négociable, même si l'off-plan capte toujours 72,8 % des deals. Avant de viser une communauté en correction, mieux vaut cartographier le calendrier de livraisons qui l'attend : c'est lui qui déterminera si la décote actuelle se prolonge ou se referme. Pour dimensionner un budget d'entrée réaliste, notre guide Investir à Dubaï selon son budget détaille ce que l'on achète à chaque palier.
Ce que ça change pour l'investisseur
Chez Lucretia, nous lisons cette correction non comme un signal d'alerte, mais comme une invitation à la sélectivité. Une baisse de 19 % à Burj Khalifa ne fait pas mécaniquement une bonne affaire : elle crée une opportunité pour qui achète le bon lot, dans le bon immeuble, au bon prix rapporté au loyer réellement encaissable. Le vrai travail consiste à distinguer une décote structurelle d'un point d'entrée temporaire — et cela se fait bien par bien, pas indice par indice.

Concrètement, le rapport de force penche aujourd'hui vers l'acheteur dans les communautés les plus exposées aux livraisons neuves. Nous conseillons de négocier prix ET conditions, de vérifier les charges de copropriété et l'historique locatif du bien, et d'intégrer l'ensemble des frais d'acquisition avant de raisonner en rendement net : notre guide Frais d'achat immobilier à Dubaï chiffre ce budget au-delà du seul prix affiché. Rappelons qu'à Dubaï, les particuliers ne paient ni impôt sur les revenus locatifs ni impôt sur la plus-value immobilière, ce qui reste un socle de rendement net rare.
Pour l'investisseur qui cherche du volume locatif plutôt qu'une adresse prime, des communautés plus abordables comme Jumeirah Village Circle méritent la comparaison ; nous en détaillons prix et rendements dans notre guide dédié à l'achat à JVC. Dans tous les cas, la présence locale et l'accès aux transactions confidentielles font la différence entre subir un marché fragmenté et en tirer parti.
Source : astraterra.ae — 15 août 2026
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À propos de l'auteur

Benoit CLAUDEL
Directeur Stratégie & Opérations
Avec plus de 18 années d'expérience dans l'immobilier et la gestion de patrimoine, Benoît a développé une expertise reconnue dans l'accompagnement d'investisseurs privés, dirigeants d'entreprise et family offices. Après avoir débuté en agence immobilière et travaillé au sein de l'un des cabinets de gestion de patrimoines les plus réputés de Paris, il rejoint ensuite LCL en tant que Responsable Banque Privée Île-de-France, conseillant des clients à hauts revenus sur leurs stratégies immobilières. Entrepreneur, il fonde et dirige pendant 7 ans son propre cabinet de gestion de patrimoine, structurant des solutions d'investissement et d'optimisation patrimoniale. Aujourd'hui chez Lucretia, Benoît supervise la stratégie opérationnelle, la performance commerciale et la formation des conseillers. Il intervient sur les dossiers à forte valeur ajoutée, notamment les investissements via holding française, la structuration juridique et la fiscalité patrimoniale.







