Le 1er septembre 2026, l'analyse Projectory des données du Dubai Land Department fait état de 11 147 ventes de logements en août, pour 21,43 milliards AED : un marché qui se polarise vers le haut de gamme.
Sommaire
Dubaï a enregistré 11 147 ventes de logements pour 21,43 milliards AED en août 2026, selon l'analyse publiée le 1er septembre 2026 par le cabinet de recherche Projectory à partir des données du Dubai Land Department (DLD), l'autorité foncière de l'émirat. Le volume recule de 11,5 % par rapport à juillet, mais la valeur totale reste quasi stable : le marché s'est déplacé vers des biens plus chers. Cette bascule confirme une tendance de fond que nous observons depuis plusieurs mois chez Lucretia : la polarisation du marché résidentiel dubaïote entre une entrée de gamme qui ralentit et un segment premium qui accélère.
L'essentiel
- Dubaï a enregistré 11 147 ventes de logements en août 2026 pour une valeur totale de 21,43 milliards AED, selon l'analyse Projectory des données du Dubai Land Department.
- Le volume de ventes a reculé de 11,5 % par rapport à juillet 2026, tandis que la valeur totale est restée quasi stable grâce à un mix de biens plus chers.
- Les ventes de logements sous 2 millions AED ont baissé de 16,2 % en août 2026 par rapport au mois précédent.
- Les ventes de logements au-dessus de 5 millions AED ont bondi de 29,3 % sur la même période.
- 193 logements se sont vendus à 10 millions AED et plus en août 2026 à Dubaï.
Un marché qui monte en gamme malgré un volume en repli
La lecture du rapport tient en une phrase : moins de transactions, mais des transactions plus chères. Avec 11 147 ventes de logements en août 2026 contre un mois de juillet plus fourni, le recul de volume de 11,5 % pourrait inquiéter en surface. Il est en réalité largement compensé par la valeur : les 21,43 milliards AED échangés traduisent un panier moyen en hausse, porté par le haut de gamme.
Le contraste entre segments est net. Les ventes sous 2 millions AED — le cœur de l'entrée de gamme et de l'investissement locatif accessible — ont reculé de 16,2 % sur un mois. À l'opposé, les ventes au-dessus de 5 millions AED ont progressé de 29,3 %, avec un signal fort au sommet : 193 logements se sont négociés à 10 millions AED et plus. Cette dynamique, nous la suivons de près dans notre analyse des tendances du marché immobilier de Dubaï.
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Ce que révèle la polarisation entre entrée de gamme et premium
Le ralentissement de l'entrée de gamme et l'accélération du premium ne sont pas contradictoires : ils dessinent deux marchés qui n'obéissent pas aux mêmes ressorts. Le segment sous 2 millions AED est sensible aux conditions de financement et au rythme des livraisons off-plan ; il respire au gré des cycles. Le segment au-dessus de 5 millions AED répond, lui, à une demande patrimoniale et internationale — familles fortunées, entrepreneurs et expatriés en quête d'une résidence de standing ou d'un actif de conservation dans une place sans impôt sur les revenus locatifs ni sur la plus-value immobilière pour les particuliers.

Cette montée en gamme concentre l'activité sur les quartiers établis et les adresses signature. Pour bien situer chaque segment et son couple risque-rendement, nous renvoyons à notre panorama pour investir à Dubaï, où nous détaillons les zones freehold et les profils d'acquéreurs.
Ce que ça change pour l'investisseur
Pour un investisseur, le message d'août 2026 est double. D'abord, un repli de volume mensuel ne signifie pas un marché qui se retourne : la stabilité de la valeur échangée montre que le capital reste engagé, mais qu'il se déplace vers le haut de la pyramide. Ensuite, la vigueur du premium (+29,3 % au-dessus de 5 M AED) invite à réexaminer l'allocation. Le haut de gamme offre une liquidité à la revente sur des adresses recherchées et une clientèle acheteuse internationale moins dépendante du crédit local.

Cela ne condamne pas l'entrée de gamme, qui conserve des atouts pour le rendement locatif brut et l'accès au marché avec un ticket maîtrisé. Mais la sélectivité devient déterminante : à Dubaï plus qu'ailleurs, le quartier, le promoteur et le calendrier de livraison font l'écart de performance. Chez Lucretia, nous arbitrons ces choix bien en amont, en croisant fiscalité, horizon de détention et objectif — revenus, plus-value ou accès au Golden Visa.
Rappelons enfin le cadre qui rend ces arbitrages lisibles : les particuliers ne paient à Dubaï ni impôt sur les revenus locatifs ni impôt sur la plus-value immobilière. Nous détaillons ce qui reste réellement à la charge de l'acquéreur dans notre guide de la fiscalité immobilière à Dubaï.
Source : projectory.ae — 2026-09-01
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À propos de l'auteur

Sofiane ABDELAZIZ
Consultant Immobilier
Sofiane est un expert en investissement immobilier à Dubaï avec une formation solide en finance et stratégie d'investissement. Il se spécialise dans l'analyse des marchés financiers et la gestion des risques, traitant l'immobilier comme une véritable classe d'actifs. Après avoir acquis de l'expérience sur le marché secondaire, il s'est orienté vers l'investissement Off Plan, développant une connaissance approfondie du marché immobilier dubaïote. Chez Lucretia Immobilier, il accompagne une clientèle internationale pour l'acquisition de biens à haut potentiel avec une approche structurée, transparente et axée sur la performance.







