Deux titres, deux logiques : le freehold vous donne la pleine propriété du bâti et du sol, le leasehold un droit d'usage à durée limitée. Voici comment choisir selon votre objectif.
Sommaire
- Freehold ou leasehold à Dubaï : la réponse courte selon votre objectif
- Droits de propriété et durée : ce que chaque titre vous donne vraiment
- Combien coûte réellement chaque titre : frais d'acquisition et charges récurrentes
- Financement et Golden Visa : le titre change-t-il vos droits d'investisseur ?
- Prix, rendement et revente : ce que valent freehold et leasehold sur le marché
- Où trouve-t-on du freehold et du leasehold à Dubaï ?
- Freehold ou leasehold : lequel choisir selon votre profil
Entre freehold ou leasehold à Dubaï, l'acheteur étranger choisit le freehold dans neuf cas sur dix, car la pleine propriété est ouverte aux étrangers dans les zones désignées de Dubaï depuis 2002 (Dubai Land Department). Le leasehold garde son intérêt dans un cas précis : occuper un bien situé hors zone freehold, ou saisir certains projets à droit d'usage à un ticket de départ plus léger.
La distinction n'est pas qu'une nuance juridique. Elle décide de ce que vous pouvez revendre, transmettre et modifier, et de la valeur de votre bien dans quinze ou trente ans. Nous comparons ici les deux titres critère par critère — durée, frais, financement, revente — pour que vous sachiez lequel sert vraiment votre objectif.
Freehold ou leasehold à Dubaï : la réponse courte selon votre objectif
Pour détenir, revendre et transmettre librement, choisissez le freehold ; pour occuper un bien dans une zone non-freehold ou viser un ticket de départ plus léger sur certains projets, le leasehold reste pertinent.

La différence tient en une phrase. Le freehold vous rend propriétaire du bâti et du sol, avec un title deed nominatif enregistré au Dubai Land Department. Le leasehold vous accorde un droit d'occupation long — souvent 30 à 99 ans —, mais le foncier reste au propriétaire d'origine, qui vous le restitue à l'échéance.
Hors des zones désignées, l'étranger accède surtout au leasehold. Dans ces zones, la quasi-totalité des acheteurs étrangers optent pour le freehold — pour la revente libre, l'accès au Golden Visa et une transmission maîtrisée.
Nous détaillons chaque critère de décision plus bas ; le cadre juridique de la propriété freehold est traité dans son guide dédié.
Droits de propriété et durée : ce que chaque titre vous donne vraiment
Le freehold vous donne un droit sans échéance sur le bâti et le sol, quand le leasehold expire au terme du bail et suppose l'accord du propriétaire foncier pour transformer ou sous-louer. C'est la ligne de partage la plus concrète entre les deux titres.

| Critère | Freehold | Leasehold |
|---|---|---|
| Durée du droit | Illimitée | 30 à 99 ans |
| Propriété du sol | Oui | Non (au freeholder) |
| Revente | Libre | Souvent soumise à accord |
| Modification / rénovation | Libre | Accord du freeholder requis |
| Transmission | Pleine et entière | Limitée par le terme du bail |
En freehold, le title deed est nominatif, vous contrôlez le bien et le terrain, et aucune échéance ne vient mettre fin à votre droit. En leasehold, vous détenez un droit d'usage à terme : restitution ou renégociation en fin de bail, et souvent l'accord du freeholder pour transformer ou sous-louer.
Un point que le titre ne change pas : l'accès au Golden Visa par l'immobilier, dès lors que la valeur du bien atteint le seuil requis.
Combien coûte réellement chaque titre : frais d'acquisition et charges récurrentes
À l'achat, la fiscalité de transfert au DLD dépend du titre : un transfert freehold est taxé à 4 % du prix de vente (Dubai Land Department), tandis que l'enregistrement d'un usufruit ou d'un leasehold repose sur la valeur locative (2 % côté propriétaire, 2 % côté preneur). À ces droits s'ajoutent des frais fixes et, en secondaire, les honoraires d'agence.

Ressource gratuite
Recevez notre guide de l'investissement
L'essentiel — stratégie, fiscalité, étapes — à télécharger.
- Transfert DLD (freehold) : 4 % du prix d'achat, selon le DLD.
- Frais fixes DLD : environ 4 700 à 5 500 AED — title deed ~580 AED, frais de plan ~250 AED, trustee office ~4 000 à 4 200 AED, selon Property Finder.
- Honoraires d'agence : 2 % du prix + 5 % de TVA, à la charge de l'acheteur dans le secondaire, selon Property Finder.
Côté fiscalité, la TVA résidentielle est à 0 % sur les ventes et locations (Federal Tax Authority), et le particulier ne paie ni impôt sur le revenu locatif ni sur la plus-value, selon le portail officiel des EAU. Ces règles valent quel que soit le titre.
Les charges récurrentes aussi : les service charges annuelles, régulées via Mollak, vont de 3 à 30 AED/pi²/an selon le type de bien (RERA / DLD). Elles sont dues sur freehold comme sur leasehold.
Le budget complet d'un achat, chiffré poste par poste, est détaillé dans son guide.
Financement et Golden Visa : le titre change-t-il vos droits d'investisseur ?
Le titre n'ouvre pas des droits différents au Golden Visa, mais il pèse sur le financement : les banques prêtent plus volontiers sur un freehold que sur un leasehold à bail court. Le seuil du Golden Visa de 10 ans est de 2 000 000 AED d'investissement immobilier, valeur qui compte quel que soit le titre.

Sur le crédit, la CBUAE plafonne le LTV des expatriés résidents à 80 % pour un bien ≤ 5 M AED, 70 % au-delà, 60 % pour un deuxième bien et 50 % en off-plan ; un non-résident obtient en pratique 50 à 75 % selon la banque (CBUAE Rulebook). Le détenteur d'un title deed freehold présente le dossier le plus simple à financer.
En off-plan, un compte escrow est obligatoire (loi n°8 de 2007, supervision RERA/DLD, selon le DLD), avec un acompte de 5 à 20 % à la réservation. Cette protection s'applique aux projets freehold des zones désignées.
Si vous détenez via une société, l'impôt sur les sociétés de 9 % au-delà de 375 000 AED de bénéfices s'applique depuis juin 2023 (Federal Tax Authority) ; le particulier en nom propre n'est pas concerné, indépendamment du titre. Pour aller plus loin, voyez nos guides sur le prêt non-résident et le LTV et sur les démarches du Golden Visa.
Prix, rendement et revente : ce que valent freehold et leasehold sur le marché
La quasi-totalité des quartiers investisseurs sont en freehold, avec un prix médian de marché de 1 883 AED/pi², un rendement brut calculé médian de 5,6 % et une évolution médiane de +2,6 % sur 12 mois, selon les données Bayut. Ces repères ne concernent, en pratique, que le freehold.

Les zones freehold à fort rendement offrent le meilleur cash locatif, selon les données Bayut :
- Arjan — 7,1 % de rendement brut calculé, 1 485 AED/pi².
- Dubai Sports City — 6,8 %, 1 318 AED/pi².
- Dubai Silicon Oasis — 6,3 %, 1 370 AED/pi².
À l'inverse, les zones freehold premium acceptent un rendement plus faible pour une valorisation forte. Selon les données Bayut, Palm Jumeirah rend 4,5 % mais a progressé de +69,1 % sur 60 mois (4 336 AED/pi²), et Downtown Dubai rend 5,6 % pour +51,9 % sur 60 mois (3 454 AED/pi²).
La liquidité tranche le débat. Un freehold se revend librement sur le marché secondaire ; un leasehold voit sa valeur décroître à mesure que le bail se raccourcit — un acheteur paie moins cher un droit d'usage qui touche à sa fin. Le processus de revente et de plus-value et le rendement locatif réel sont détaillés dans leurs guides.
Où trouve-t-on du freehold et du leasehold à Dubaï ?
Le freehold se trouve dans les zones désignées, qui couvrent la plupart des quartiers investisseurs de notre catalogue — nous référençons 361 projets, 91 promoteurs, avec des tickets d'entrée de 500 000 AED à 2 M AED (médiane 1,2 M AED). Le leasehold domine surtout hors de ces zones désignées.

À découvrir
Découvrez Artistry Residences
Dès 2 347 000 AED
Une sélection de biens neufs accompagnée de A à Z par nos experts.
Voir les projets
Parmi les projets freehold que nous référençons :
- The Archive (Imtiaz Developments, Dubailand Residence Complex) — à partir de 700 000 AED, livraison septembre 2028.
- Coventry Curve 2 (GFS Developments, Dubai Industrial City) — à partir de 500 000 AED, livraison mars 2028.
- Six Senses Residences (Select Group, Dubai Marina) — livraison juillet 2028.
Dans les zones historiquement leasehold ou à statut mixte, le droit d'usage long prime : l'étranger y accède surtout par un bail, faute de zone désignée.
Pour explorer les valeurs sûres, voyez notre guide sur les quartiers établis de Dubaï.
Freehold ou leasehold : lequel choisir selon votre profil
Choisissez le freehold si vous investissez pour la revente, la valorisation, le revenu locatif ou la transmission ; réservez le leasehold à l'occupation d'un bien situé hors zone freehold ou à un projet précis dont le droit d'usage suffit à votre horizon. Il n'existe pas de gagnant universel — seulement un titre adapté à votre objectif.

Le freehold s'impose si vous visez…
- La revente et la plus-value : vous cédez librement sur le secondaire, sans bail qui se dévalue.
- Le Golden Visa et la détention longue : le title deed nominatif donne le dossier le plus simple à financer.
- La transmission : pleine propriété transmise sans échéance, sécurisée par un testament DIFC.
Le leasehold peut suffire si…
- Le bien qui vous intéresse est hors zone désignée et que vous cherchez avant tout à l'occuper.
- Un projet précis à droit d'usage long correspond à votre horizon d'occupation, sans objectif de revente à long terme.
Chez mes clients étrangers, l'erreur que je vois le plus souvent, c'est de se focaliser sur le prix d'entrée sans vérifier le titre. Un ticket plus léger en leasehold peut coûter cher à la revente dix ans plus tard.
— Benoit CLAUDEL, Directeur Stratégie & Opérations
Notre rôle est de vérifier le statut réel du bien, d'anticiper sa liquidité à la revente et de sécuriser votre transmission — pour que le titre serve votre stratégie, et non l'inverse. Découvrez le marché de Dubaï et nos accompagnements.
Cet article fait partie de notre guide
Guide d'investissement immobilier à Dubaï pour l'étranger
À propos de l'auteur

Benoit CLAUDEL
Directeur Stratégie & Opérations
Avec plus de 18 années d'expérience dans l'immobilier et la gestion de patrimoine, Benoît a développé une expertise reconnue dans l'accompagnement d'investisseurs privés, dirigeants d'entreprise et family offices. Après avoir débuté en agence immobilière et travaillé au sein de l'un des cabinets de gestion de patrimoines les plus réputés de Paris, il rejoint ensuite LCL en tant que Responsable Banque Privée Île-de-France, conseillant des clients à hauts revenus sur leurs stratégies immobilières. Entrepreneur, il fonde et dirige pendant 7 ans son propre cabinet de gestion de patrimoine, structurant des solutions d'investissement et d'optimisation patrimoniale. Aujourd'hui chez Lucretia, Benoît supervise la stratégie opérationnelle, la performance commerciale et la formation des conseillers. Il intervient sur les dossiers à forte valeur ajoutée, notamment les investissements via holding française, la structuration juridique et la fiscalité patrimoniale.







