Le 22 octobre 2026, au DIFC, le Fonds monétaire international a relevé à 7,7 % sa prévision de croissance pour les Émirats arabes unis en 2027, soit 2,4 points de plus qu'en avril. Nous expliquons ce que cette révision change pour l'immobilier à Dubaï.
Sommaire
Le 22 octobre 2026, le Fonds monétaire international (FMI) a présenté au Dubai International Financial Centre (DIFC) son rapport sur les perspectives économiques régionales pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale. Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, y a annoncé une prévision de croissance de 7,7 % pour l'économie des Émirats arabes unis en 2027. C'est 2,4 points de plus que la prévision publiée par le Fonds en avril 2026. Le FMI justifie ce relèvement par les importantes réserves financières du pays, ses infrastructures avancées et ses capacités technologiques, alors que la région dans son ensemble devrait connaître une légère contraction en 2026.
L'essentiel
- Le Fonds monétaire international prévoit une croissance de 7,7 % pour l'économie des Émirats arabes unis en 2027, selon son rapport régional d'octobre 2026.
- Cette prévision de 7,7 % est supérieure de 2,4 points à celle que le FMI avait publiée en avril 2026.
- Le rapport a été présenté le 22 octobre 2026 au Dubai International Financial Centre par Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI.
- Selon le FMI, la poursuite des investissements dans l'intelligence artificielle pourrait ajouter environ 0,5 point à la croissance annuelle des Émirats.
- Le FMI anticipe un recul de l'inflation moyenne dans les pays du Conseil de coopération du Golfe à 2,4 % en 2027, puis autour de 2 % à partir de 2028.
Pourquoi le FMI relève sa prévision pour les Émirats
Le FMI a relevé sa prévision 2027 pour les Émirats de 2,4 points, à 7,7 %, parce qu'il estime le pays mieux armé que ses voisins face aux chocs régionaux et mondiaux. Le Fonds cite trois atouts : des réserves financières importantes, des infrastructures avancées et des capacités technologiques solides.

L'intelligence artificielle occupe une place centrale dans cette lecture. Jihad Azour a présenté les Émirats comme l'un des pays les mieux placés pour profiter des progrès rapides de l'IA, grâce aux investissements déjà engagés. Selon le rapport, la poursuite de cet effort pourrait ajouter environ 0,5 point à la croissance annuelle. Ce choix soutient directement les pôles d'affaires de Dubaï, à commencer par le DIFC, qui accueille un nombre croissant d'acteurs de la finance et de la technologie.
Une trajectoire qui tranche avec le reste de la région
Les Émirats se détachent nettement de la région : le FMI prévoit une légère contraction de l'activité régionale en 2026, mais un net rebond émirien en 2027. Le thème retenu pour la présentation au DIFC, la divergence des perspectives au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le dit clairement : les économies dotées de marges budgétaires et d'infrastructures modernes sortent du lot.
Sur les prix, le rapport prévoit un recul de l'inflation moyenne des pays du Golfe à 2,4 % en 2027, puis autour de 2 % à partir de 2028. Une croissance forte et une inflation contenue offrent un cadre lisible aux ménages comme aux investisseurs qui achètent un bien sur plusieurs années.
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Ce que la croissance change pour la demande de logements
Une économie qui accélère crée des emplois, et ces emplois amènent de nouveaux résidents qui doivent se loger. C'est le lien le plus direct entre la prévision du FMI et le marché immobilier de Dubaï : la demande locative suit l'arrivée des talents et des entreprises.

Cette demande se répartit différemment selon les quartiers. Les communautés familiales comme Dubai Hills Estate attirent les cadres qui s'installent pour longtemps. Les secteurs plus accessibles comme Jumeirah Village Circle logent les jeunes actifs, qui forment une grande partie des nouveaux arrivants. Une prévision macroéconomique ne fixe pas le prix d'un appartement : le niveau d'offre livrée dans chaque quartier reste décisif.
Ce que ça change pour l'investisseur
Nous voyons dans cette révision du FMI un signal de fond favorable pour Dubaï. À Dubaï, les particuliers ne paient pas d'impôt sur les revenus locatifs ni sur la plus-value immobilière. Avec une prévision de croissance de 7,7 % en 2027, les Émirats ajoutent à cet avantage fiscal une perspective économique parmi les plus solides de la région. Pour un investisseur, le scénario est clair : plus d'emplois, plus de nouveaux résidents, donc une demande locative mieux soutenue.
Le calendrier compte aussi. Un bien acheté sur plan aujourd'hui, avec une livraison prévue en 2027 ou 2028, arrivera sur le marché pendant la période que le FMI juge la plus dynamique. Notre guide acheter en off-plan à Dubaï détaille chaque étape, du contrat de réservation à la remise des clés. Une prévision reste toutefois une prévision : elle ne garantit ni un loyer ni une plus-value. Le choix du promoteur, la qualité de l'emplacement et le volume de livraisons concurrentes dans le même quartier comptent davantage que le chiffre national.
C'est là que Lucretia intervient. Notre présence à Dubaï nous permet de croiser les tendances macroéconomiques avec la réalité de chaque quartier et de chaque projet. Pour une vue d'ensemble, consultez notre page Investir à Dubaï. Pour une stratégie adaptée à votre situation, nos conseillers vous proposent un accompagnement sur-mesure.
Source : uaebarq.ae — 2026-10-22
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À propos de l'auteur

Benoit CLAUDEL
Directeur Stratégie & Opérations
Avec plus de 18 années d'expérience dans l'immobilier et la gestion de patrimoine, Benoît a développé une expertise reconnue dans l'accompagnement d'investisseurs privés, dirigeants d'entreprise et family offices. Après avoir débuté en agence immobilière et travaillé au sein de l'un des cabinets de gestion de patrimoines les plus réputés de Paris, il rejoint ensuite LCL en tant que Responsable Banque Privée Île-de-France, conseillant des clients à hauts revenus sur leurs stratégies immobilières. Entrepreneur, il fonde et dirige pendant 7 ans son propre cabinet de gestion de patrimoine, structurant des solutions d'investissement et d'optimisation patrimoniale. Aujourd'hui chez Lucretia, Benoît supervise la stratégie opérationnelle, la performance commerciale et la formation des conseillers. Il intervient sur les dossiers à forte valeur ajoutée, notamment les investissements via holding française, la structuration juridique et la fiscalité patrimoniale.







